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Géographie

L'Algérie est le deuxième plus grand pays d’Afrique avec une superficie de 2,3 millions de km2, dont les 2/3 forment le désert du Sahara. L'Algérie dispose de plus de 1000 km de côtes et partage des frontières méditerranéennes avec la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Maroc et le Sahara occidental.

AlgeriaMapAlger, la capitale, dépasse les 4 millions d'habitants. Oran, sur la côte ouest, constitue la deuxième plus grande ville. Constantine est un centre industriel ainsi qu’un centre universitaire et culturel important. Annaba, à l'est, forme un centre économique et commercial et est le siège de la plus grande usine de fabrication d'acier en Afrique. Bejaia est un important port méditerranéen pour le commerce et l'industrie pétrolière et Sétif, est connu pour la culture et l'apprentissage.

Population et ethnicité

Selon le Bureau National des Statistiques (ONS), au 1 Janvier 2013 la population s’élève à 37,8 millions d'habitants majoritairement constituée de 2 groupes ethniques: les Arabes et les Berbères (avec de nombreux sous-groupes). Les Berbères représentent environ 50% de la population. Les Kabyles (Kaba'il) représentent le principal sous-groupe parmi les Berbères. Pour la plupart ce sont des paysans qui vivent dans la partie montagneuse du nord du pays entre Alger et Constantine. Les Chaouias (Shawiyyah) vivent dans les Aurès du nord-est. Les Mozabites sont des producteurs de dattes, et habitent dans les oasis (oued Mzab). Les groupes ethniques du désert comprennent les Touaregs, les Touat, et les Ouargla. Les Arabes commencent à s’installer dans la région au début du 7ème siècle apportant avec eux l'Islam. Bien que le pays soit considéré comme «arabisé» les groupes berbères maintiennent une grande partie de leurs traditions et de leurs caractéristiques.

L'arabe est la langue officielle, le kabyle étant parlé dans la région kabyle et les autres sous-groupes berbères parlent un dialecte selon leurs régions spécifiques, tels que le Touareg parlé dans le sud. Bien que la majorité des Français ait quitté l'Algérie depuis l'indépendance en 1962, la langue française est la langue étrangère la plus utilisée et comprise dans le pays.

 

Histoire

 

 Les premiers habitants de l'Algérie étaient les Berbères. On sait peu de choses sur leurs origines. Vers 1100 avant JC, les Phéniciens, marins accomplis de l'est du bassin méditerranéen, établirent un état à Carthage situé en Tunisie (époque moderne). Pendant les guerres puniques entre Carthage et Rome (3e au 2e siècle avant JC) Massinissa (202-148 avant JC), un chef berbère allié à Rome, fonde Numidie, le premier royaume algérien. Son petit-fils, Jugurtha, se soumet à l'autorité romaine en 106 avant JC. Sous la protection de l'Empire romain, la Numidie prospère.

KabyleWomenCarthage puis Rome donneront à la Numidie une certaine autonomie. Cependant, en 42 avant JC, le territoire algérien est annexé et devient une province césarienne de Mauritanie. Plus tard, les Vandales s'y installent de 430-534 après JC jusqu'à l'arrivée des Byzantins.

Les Arabes envahissent la terre vers 720 après JC et l'Algérie est soumise à l'Islam. Jusqu'au 16e siècle, le pays traverse une période d'instabilité constante en raison de la rivalité entre les Arabes et les Berbères ainsi que du fait des divisions entre les Berbères eux-mêmes. Seul
le royaume de Tlemcen atteint la prospérité du 13e au 16e siècle.

Au 16ème siècle, l'Algérie devient une partie de l'Empire Ottoman. Le pouvoir administratif est confié à un dirigeant local (un dey) en 1671 et Alger devient une base pour les pirates turcs sur la Méditerranée.

Après la prise d'Alger le 5 Juillet 1830, la France conquiert systématiquement le reste de l'Algérie à travers des campagnes militaires qui durent jusqu'en 1857. Abdel-Kader est le héros de la résistance contre les Français (1839-1847). Son adversaire le général Bugeaud créé l'armée d'Afrique.

Le régime imposé à l'Algérie constitue une suite de compromis entre colonisation, assimilation et autonomie locale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, 1939-1945, l’Algérie participe à l'effort de guerre et Alger devient en 1944 le siège provisoire du pouvoir et du gouvernement pour la France.

Les mouvements de libération nés dans les années 1930 pour promouvoir l'égalité politique entre les Français et les musulmans s’avèrent inefficaces et cèdent la place à un nouveau soulèvement. Le Front de libération nationale (FLN) formé en 1954 est la force principale dans une série d'attaques contre la domination française qui débutent le 1er Novembre 1954. Ces attaques entrainent une guerre marquée par de violents affrontements entre les communautés et par la résistance opiniâtre des colons européens. Ces affrontements provoquent la chute de la 4ème République et menacent ensuite la 5ème République (par l'action de l'Organisation Armée Secrète OAS).

Le 18 Mars 1962, sous la présidence du Général de Gaulle, un cessez le feu est signé à Evian. La France, par référendum, approuve l'indépendance algérienne. Le 1er Juillet 1962, l’annonce de la nouvelle nation indépendante déclenche un exode massif des Européens d'Algérie. Ahmed Ben Bella, président de l'Algérie en 1963 est repoussé du pouvoir en 1965 par le colonel Boumediene. A la mort de Houari Boumediene (1978), le FLN désigne Chadli Benjadid comme son successeur. Benjadid est ensuite élu à la présidence en 1979 et réélu en 1984 et 1988.

En Octobre 1988, une révolte populaire force le président à remanier le gouvernement. En Février 1989, une nouvelle constitution est adoptée et un système multipartite mis en œuvre. Le Front islamique du salut (FIS) gagne du terrain lors des élections municipales de Juin 1990 et se positionne comme une opposition au régime en place. En Décembre 1991, le FIS remporte le premier tour des élections législatives. L'armée force le président Chadli à démissionner et annule les résultats des élections en donnant le pouvoir à un Comité ayant Mohamed Boudiaf à sa tête. Boudiaf décrète l'état d'urgence (Février), dissous le FIS (Mars) et commence une forte campagne contre les islamistes qui répondent par des actes terroristes.

Family2005

L’assassinat de M. Boudiaf en Juin 1992, remplacé par Ali Kafi, accentue l'instabilité du pays. À compter de 1993, s’installe un climat d'insécurité et de terreur, marqué par des meurtres d'intellectuels, d'artistes, de femmes et d’étrangers, et une augmentation d’attaques terroristes. Nommé en tant que chef de l'Etat en Janvier 1994, le général Liamine Zeroual, rompt les pourparlers avec les dirigeants du FIS, abandonnant toute chance de compromis. Il lance une campagne pour éradiquer le terrorisme et la violence et organise de nouvelles élections présidentielles dont il fut déclaré vainqueur en novembre 1995.

En Avril 1999, Abdelaziz Bouteflika est élu président et passe un accord civil inaugurant une phase de paix. Les groupes armés, déposent peu à peu leurs armes. Deux ans plus tard, en Avril 2001 c’est le «printemps noir» en Kabylie; un soulèvement populaire réprimé par les autorités faisant 120 morts parmi les civils.

Le 21 mai 2003, un violent tremblement de terre secoue la ville de Boumerdès tuant plus de 2000 personnes.

Avec 83,49% des voix, Abdelaziz Bouteflika est réélu en 2004 et fait adopter par référendum en 2005 une charte pour la
réconciliation nationale. Malgré une faible participation des électeurs (35%) les élections législatives de mai de 2007 sont organisées par l'Alliance présidentielle, un gouvernement de coalition réunissant nationaliste et les
partis islamiques, libéraux et modérés.

KabylieVillageLe 9 Avril 2009, réélu pour un troisième mandat (90,24% des voix avec une participation de 74,54 %), le président algérien fixe les priorités de son nouveau mandat : la réconciliation nationale, la réforme de l'État, la relance économique, la réforme fiscale, l'éducation,
l'emploi. Cette élection constitue une transition: la génération issue de la guerre d'Indépendance est arrivée au pouvoir dans un pays où les jeunes représentent 70% de la population.

.A partir de Janvier 2011, ces jeunes sont le fer de lance des manifestations qui embrasent le pays suite à une hausse brutale des prix des aliments de base (environ 20-30%). La population n'accepte pas cette flambée des prix à un moment où les réserves financières du pays sont énormes en raison de son pétrole. Les émeutes causent cinq morts (directement ou indirectement). Pendant plusieurs jours d'émeutes à Alger et à Oran, à Annaba, Tidjelabine (Boumerdès), Bejaia, Tizi-Ouzou, etc .., les manifestants attaquent les symboles économiques et politiques du pays, comme les banques, la police et les bureaux du gouvernement. Le calme revient après que le gouvernement suspende les taxes et les droits de douane sur le sucre et l'huile pendant huit mois.

Mais dans le sillage des émeutes et de la révolution "Jasmine" en Tunisie voisine, le 21 Janvier 2011 voit la formation d'une Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD), composée de représentants des partis de l'opposition, de la société civile et des syndicats. En date du 12 Février, les opposants décident de se rencontrer tous les samedis jusqu'à la chute du régime, mais ils sont confrontés à de grands déploiements de forces de sécurité. Sous la pression de la rue, le 25 Février, le président Bouteflika annonce la levée de la loi martiale en vigueur depuis 19 ans, et une série de mesures pour l'économie, l'emploi et le logement.

Quelques semaines plus tard, à l'occasion de la célébration du 19 Mars 2011, le Président Bouteflika promet d'ouvrir une "nouvelle page dans la voie des réformes globales", y compris politique. Le chef de l'Etat algérien, au pouvoir depuis 12 ans, veut arrêter la multiplication des manifestations, même si leur ampleur n'a jamais atteint celui des pays voisins.

Pour de plus amples renseignements, visitez: World Report

La communauté Chrétienne

Il est pratiquement impossible de dénombrer les personnes qui ont quitté l'islam pour la foi chrétienne, car il n’existe pas de statistiques fiables. En Septembre 2002, les Nations Unies
ont estimé le nombre de catholiques à 10.000 et le nombre de protestants entre 5.000 et 20.000. En 2005, le Département d'Etat américain a indiqué un nombre beaucoup plus faible de chrétiens: 3.000 protestants (principalement kabyles) et 300 catholiques. Malgré ces rapports, des dirigeants chrétiens locaux estiment le nombre de chrétiens protestants à plus de 500.000 alors que certaines estimations les chiffrent à 5000. Il est difficile de faire un décompte exact, mais en tenant compte des récentes décisions du gouvernement, il est évident qu’une croissance rapide du christianisme est perçue comme une menace réelle dans le pays.

Le quotidien El Khabar rapporte le 15 Janvier 2008, que les services de sécurité ont lancé une stratégie pour contrer la vague d'évangélisation qu'ils appellent une «invasion
de croisade». Un groupe d'imams et de cheikhs présentent un rapport détaillé aux autorités, y compris une proposition pour la création d'une «commission pour la lutte contre la christianisation». Ce rapport, qui devait être soumis au Président, évoque diverses activités d'évangélisation qui se produisent dans plusieurs régions.

En Mars 2006, l'Assemblée nationale adopte une loi limitant toutes les religions non musulmanes à des réunions organisées exclusivement dans les bâtiments enregistrés et clairement identifiés. A défaut, toutes les réunions informelles dans les maisons ou ailleurs sont illégales. En 2007, 8 églises précédemment reconnues sont fermées selon les préceptes de la nouvelle loi. En outre, l'importation de matériel chrétien est maintenant strictement réglementée.

Le prosélytisme est désormais considéré comme une infraction pénale et passible d'une peine de prison de 1 à 3 ans. Les associations missionnaires qui réalisent des projets humanitaires sont autorisées à continuer tant qu'elles restent discrètes et ne font pas de prosélytisme.

Des attaques régulières organisées par Al-Qaïda en Afrique du Nord continuent à produire des effusions de sang en Algérie. Des attaques similaires à celles perpétrées en Août 2008 ont fait plus d'une centaine de victimes. En Février 2010, un colloque international est organisé à Alger sur le thème: "La pratique de la religion, un droit garanti par la religion et la loi.". Ce forum sans précédent a réuni 200 représentants religieux, politiques et académiques. Bien que l'Algérie n’a aucun représentant du christianisme, cette conférence a été l'occasion d'un échange libre et respectueux. Certains participants ont exprimé leur satisfaction que la liberté de conscience et de culte est réaffirmée.

L'Algérie continue à être le théâtre d'attaques terroristes, Al-Qaïda accentuant la pression sur le gouvernement pour mettre en œuvre une législation plus islamique. La jeune église algérienne composée principalement de croyants d'origine musulmane est victime de discrimination de la part de la famille ainsi que de l'état. Encouragés par le printemps arabe,
les groupes islamistes ont surveillé davantage encore les activités chrétiennes en 2012. Même si il y a des défis, le christianisme se développe à un rythme significatif en particulier en Kabylie.

Les églises algériennes manifestent leur satisfaction le 18 Juillet 2011, lorsque le ministère de l'Intérieur reconnait officiellement l'EPA (Église protestante d'Algérie, ouverte en 1972). Le ministère a fourni des documents pour son enregistrement et sa reconnaissance comme comité des églises protestantes du pays. L’EPA est donc la première représentation indigène des églises protestantes chrétiennes en Afrique du Nord avec une reconnaissance officielle.

Cela ouvre la porte à de nombreuses questions qui ne peuvent être traitées sans une reconnaissance officielle :

• comment se marier

• comment être enterré

• comment être jugé devant un tribunal en tant que chrétien et non en tant que musulman (à quelles questions s’applique la loi islamique?)

• la façon de traiter le ramadan, etc.

Il y a encore des chrétiens accusés d'offenser l'Islam ou des infractions similaires et que l'Eglise évangélique d'Algérie s’efforce de défendre, souvent devant les tribunaux, quand ils sont accusés en raison de leur foi.

Les dirigeants de l'église algérienne espèrent que la reconnaissance officielle de l'EPA contribuera à lever les restrictions sur les églises individuelles (ordonnance 06-03 établis en 2006), si elles sont faites sous l'EPA.

En Janvier 2013, l'Algérie est placée au 29ème rang dans l'indice de persécution, par l'Association chrétienne OpenDoors, une organisation qui s’occupe de la défense de l'Eglise et des chrétiens opprimés dans le monde.

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