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Géographie

 

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Le Maroc, officiellement appelé le Royaume du Maroc, occupe une superficie de 446,550km2 avec1835 km de côtes le long de l’océan atlantique et de la mer méditerrannée.

Le détroit de Gibraltar sépare le Maroc de l'Espagne et le Maroc est bordé par l'Algérie à l'est et le Sahara occidental, au sud, un territoire dont la possession continue d'être contestée.

Population

La majorité des 34 millions d'habitants du Maroc vit dans les villes et villages dans les montagnes de l'Atlas et la terre saharienne. La moitié de la population active est employée dans le secteur agricole. La croissance démographique annuelle est de 3,3%.Bien que l'arabe est la langue officielle, un tiers de la population parle un des plusieurs dialectes berbères. Le français est souvent enseigné comme seconde langue et est fréquemment utilisé dans le commerce.

Après l'indépendance du Maroc en 1956, Rabat devient sa capitale avec une population de 1,73 millions d'habitants. Cependant Casablanca reste le principal centre économique avec une population de 3,2 millions d’habitants. Fès, la troisième plus grande ville, de plus de 1 million d'habitants est suivie par Marrakech, une destination touristique de premier plan, avant Agadir et Tanger.

Histoire

 

Les Berbères représentent les habitants traditionnels du Maroc ; ils n’ont jamais formé d’état ou d’union officielle, mais ils ont maintenu une organisation de tribus indépendantes. Cependant, très tôt, les diverses peuplades installées dans cette région, offre un accès commercialement stratégique à l'intérieur de l'Afrique, en raison de sa situation géographique. Une vague de colonisation commence avec les Phéniciens (qui au cours de cette même époque ont fourni au roi Salomon des matériaux pour le Temple de Jérusalem) et puis les Carthaginois et enfin les Romains du 1er au 5e siècle.

C’est dans ce contexte que le christianisme se répand au Maroc lentement et principalement dans les grandes villes. Au 5ème siècle, après la chute de l'Empire romain, les Byzantins prennent la place des Romains au Maroc.

A la fin du 7ème siècle, les soldats arabes propagateurs de l'islam envahissent le Maroc, convertissent les Berbères et établissent une base pour leur conquête de l'Espagne et
progressivement de l’Europe. Le Maroc à cette époque n’est pas encore un Etat, mais plutôt une partie du vaste empire musulman contrôlé à partir du Moyen-Orient, d’abord de Damas et plus tard de Bagdad. L’autorité sur cette région est exercée par plusieurs dynasties souveraines de musulmans Berbères (notamment les Almoravides, les Almohades et les Mérinides) mais aucune n’a réussi à unifier le pays politiquement. Cette période de l'histoire illustre cependant la grandeur de cette civilisation extrêmement sophistiquée, en témoignent aujourd’hui encore les joyaux de Fès et de Marrakech.

CaveLadyAu 16ème siècle, le Maroc que nous connaissons aujourd'hui est né de la succession entre deux dynasties arabes: les Saadites et surtout les Alaouites de 1650 à aujourd'hui. Cette dernière dynastie réussit à établir un Etat marocain en imposant sa puissance sur les diverses régions et le contrôle des frontières. En plus d'être les descendants directs du prophète Mohamed, les rois alaouites successifs portaient le titre prestigieux «commandeur des croyants», renforçant ainsi leur autorité.

Cependant cette première période de nationalisme marocain est interrompue par l'expansion coloniale des pays européens à la fin du 19ème siècle. En 1912, le Maroc est divisé entre l'Espagne et la France, cette dernière gagnant la plus grande part. Elle exerce son influence sur son «protectorat». Pendant 45 ans (1912-1956) le Maroc connait un taux de développement sans précédent, tout en souffrant sous la domination politique, raciale et culturelle ainsi qu’en raison d’une exploitation économique intense.

En 1956, le Maroc obtient l'indépendance avec un coût relativement faible, sous la direction du Roi Mohamed V, père du Maroc moderne. Il est rapidement remplacé par son fils Hassan II (1961-1999). Hassan II, d’une main autoritaire, forme le Maroc que nous connaissons aujourd'hui: une monarchie constitutionnelle qui accorde le pouvoir répandue au roi. A sa mort en 1999, son fils Mohamed VI arrive au pouvoir. Au début du 21e siècle, le nouveau roi aborde de nombreuses questions politiques, y compris les droits de l’homme et la démocratie, après avoir dénoncé les méthodes autoritaires utilisées sous le règne de son père.

La situation du Sahara occidental demeure un problème. Cette ancienne colonie espagnole située au sud du Maroc est annexée selon l'ordre de Hassan II en 1975. Toutefois, la communauté internationale ne reconnaît pas la souveraineté du Maroc sur ce territoire. La situation est encore compliquée par le fait que l'armée de libération du Sahara occidental (Le Polisario) est financée par l'Algérie créant ainsi des tensions entre les deux pays.

MarketDans un discours prononcé le 30 Juillet 2009 à l'occasion du 10e anniversaire de son accession au trône, Mohamed VI s’engage à poursuivre sa politique de réformes, tout en rappelant ce qui avait été fait au cours des dix dernières années ; aucune annonce spectaculaire, mais un appel à redoubler d'efforts pour mener des projets déjà en cours d'achèvement, notamment dans l'éducation et le développement social. Le roi a également souligné que «la bonne gestion publique" est indispensable pour "la consolidation d'un climat économique favorable à l'investissement et le développement."

Le régime semble incertain dans sa volonté de préserver un équilibre religieux précaire. Après avoir lancé une campagne contre des missionnaires chiites (le pays est à 99% des sunnites) à partir de 2009, les autorités se sont également engagées dans une politique de répression vis-à-vis des chrétiens (voir ci-dessous). Cela a terni considérablement l'image de la tolérance du royaume.

Inspiré par les révolutions en Tunisie et en Egypte, des milliers de manifestants défilent le 20 Février 2011 dans différentes villes pour exiger une réforme en profondeur du système politique marocain. Ils cherchent un système parlementaire dans lequel le roi serait roi, mais sans tenir le pouvoir exécutif, une sorte de monarchie constitutionnelle comme en Espagne ou au Royaume-Uni. Dix jours avant une autre manifestation (10 Mars ), le roi Mohammed VI annonce un processus de réforme constitutionnelle. Il en parle à nouveau dans un discours à la nation le 17 Juin. Le 1 juillet, les Marocains votent à l’occasion d'un référendum sur la réforme constitutionnelle et
l’approuvent à 98%.

Les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement sont renforcés, mais sans que la suprématie politique et religieuse du souverain ne soient remise en question. La liberté de croyance, cependant, n'a pas sa place dans cette nouvelle constitution: elle évoque la notion de «libre exercice d'une religion" déjà existante, l'islam restant la religion de l'Etat. Pour sa part, Mohammed VI conserve son autorité en matière de religion comme un «descendant du Prophète» et «Commandeur des croyants», y compris le pouvoir d'émettre des fatwas.

La communauté Chrétienne

Selon les estimations du ministre de l'Intérieur, 800 Marocains sont convertis au christianisme. Il y a souvent de la répression envers un prosélytisme mené par des non musulmans. L'article 220 du Code pénal marocain permet une action pénale contre quiconque est jugé responsable de bouleverser la foi d'un musulman ou du fait de sa conversion. Toute personne trouvée coupable de cette action est passible d'une amende variable et jusqu'à 3 ans de prison. Les missionnaires chrétiens doivent travailler discrètement. Le 28 Novembre 2006, un chrétien expatrié est condamné à une amende de 500 dirhams (50 $) ainsi qu’à une peine d'emprisonnement de 6 mois pour avoir tenté de convertir un musulman à la foi chrétienne. La peine de prison a été suspendue et la personne en question a quitté le pays de son propre gré.

Les citoyens qui se convertissent risquent souvent l'ostracisme social et un petit nombre de ces croyants ont été soumis par les autorités à de courtes périodes d'interrogatoire ou de détention. Ils peuvent être accusés de trahison ou de relations illégales avec les missions étrangères. Par moments, les croyants voient même leurs passeports refusés. En général, le gouvernement confisque les Bibles en arabe et refuse d'accorder des licences pour leur importation ou leur vente; et ce, sans qu’aucune loi n’interdise officiellement
la Bible, etc.

En Mars 2009, cinq chrétiens ont été expulsés du Maroc. Le ministre de l'Intérieur a cité le «prosélytisme» comme motif. Cette intervention inhabituelle de la police, au milieu d'une réunion privée (autorisé par la Constitution sur le Maroc), a été le départ d'une répression religieuse contre les chrétiens qui s’est intensifiée entre Décembre 2009 et mi-2010. Elle a attiré la critique internationale. Au cours des six premiers mois de 2010, plus de 130 chrétiens étrangers ont été expulsés, y compris plusieurs familles françaises et suisses.
Cette persécution a également frappée plusieurs couples mixtes (où l’un des conjoints est marocain), un Espagnol, un Libanais et un Suisse. Le partenaire non-marocain a été expulsé durant la nuit en dépit de sa situation familiale.

Ces expulsions d'étrangers sont fondées sur des accusations non-prouvées de «prosélytisme». La Constitution marocaine garantit la liberté de croyance, mais toute tentative de convertir un Marocain à une autre religion est un crime (punissable en vertu de l'article 220 de la loi pénale).

La répression touche également les croyants marocains eux-mêmes, victimes de harcèlement par la police (arrestations, interrogatoires, etc.). Les dirigeants musulmans ont fait des déclarations incendiaires contre les chrétiens locaux, en proclamant que les chrétiens commettent «viol moral» et «terrorisme religieux». Le printemps arabe a forcé le roi à faire des concessions politiques, avec un plus grand engagement à respecter les droits civils.

La Liste publiée par chaque année par Open Doors (Portes Ouvertes) place le Maroc au 39e rang (Janvier 2013). Portes Ouvertes est une association chrétienne qui se spécialise dans la défense de l'Eglise et des chrétiens opprimés dans le monde.

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